Merci à vous, professionnels du Contrôle interne, de la Qualité, de l’Audit et des Risques, d’avoir rejoint cette newsletter. 200 abonnés, ce n’est pas qu’un chiffre. C’est un signal : nous avons besoin de parler autrement de notre métier. Alors prenons ce cap comme une invitation à la réinterrogation collective.
Pourquoi faisons-nous du contrôle interne ?
Pas pour remplir un plan de contrôle. Pas pour rassurer un auditeur externe. Pas pour cocher une case dans un outil. Pas pour faire plaisir à un éditeur. Nous le faisons parce que nous sommes les garants de la maîtrise, de la continuité, de la capacité à opérer sans faille dans un environnement incertain.
Mais… est-ce encore ce que nous faisons vraiment ?
La réalité : un métier souvent asphyxié
Aujourd’hui, le contrôle interne est devenu dans bien des organisations :
- Une mécanique administrative chronophage,
- Une logique quantitative ("combien de contrôles réalisés ?"),
- Une fonction perçue comme éloignée des enjeux métiers,
- Un flux d’indicateurs dont on ne tire plus de décisions claires.
Même avec des outils performants, même avec des plateformes digitales… Ce n’est pas la technologie qui sauvera un modèle déjà affaibli. C’est le sens qu’on lui donne.
Revenir à l’essentiel : maîtriser les risques
Le contrôle interne n’a qu’un seul but : maîtriser les risques qui menacent la réalisation des objectifs.
Or, dans la plupart des matrices : les risques sont mal décrits, les liens entre objectifs / risques / contrôles sont faibles ou absents, les lignes de défense travaillent encore en silo, les plans d’actions ne sont ni suivis ni priorisés.
Résultat : un système coûteux… et peu utile.
Une méthode à repenser. Une fonction à relégitimer.
Et si on partait de cette question simple : Quel risque voulons-nous vraiment maîtriser ? Quel contrôle y contribue ? Qui le met en œuvre, et dans quel but ?
Et si on arrêtait de produire pour produire ? Et si on remettait la finalité avant la procédure ?
Le contrôle interne comme fonction de sens
- Une fonction qui relie les métiers aux risques,
- Qui permet de prioriser les efforts,
- Qui aide à mieux décider, pas juste à documenter,
- Qui devient lisible, intelligible, utile.
Merci à vous, les 200 premiers à y croire. Cette newsletter continuera à vous proposer des réflexions, des méthodes, des outils, mais toujours au service d’un contrôle interne qui a du sens.